Retrouvez l’intégralité des livres, entretiens et articles de recherche rédigés par Nedjima Plantade (1954-2018)

  • L’honneur et l’amertume – le destin ordinaire d’une femme kabyle (livre PDF gratuit)

    En cliquant sur le lien ci-dessus, téléchargez L’Honneur et l’amertume, le destin ordinaire d’une femme kabyle, un livre de Nedjima Plantade, publié en 1993 aux éditions Balland (Paris). Il s’agit d’un livre-témoignage, basé sur les confidences d’une femme kabyle, née durant la colonisation française puis ayant suivi, avec ses enfants, son mari en région parisienne,…

  • La Guerre des femmes – Magie et amour en Algérie (livre PDF gratuit)

    Téléchargez gratuitement ci-dessus l’ouvrage de Nedjima Plantade intitulé La Guerre des femmes : magie et amour en Algérie, publié en 1988 aux éditions La boîte à documents (Paris). L’ouvrage est constitué d’une étude ethnologique menée en Kabylie, centrée autour des pratiques féminines de « sorcellerie » dans le cadre des relations entre hommes et femmes.

  • Chapitre 10 – L’honneur et l’amertume – N. Plantade

    10. Mon premier retour en Algérie eut lieu en 1968, huit ans après notre départ. Nous partîmes, mon mari, moi et notre garçon âgé de trois ans. Nous passâmes la première nuit chez Dadda qui venait d’avoir une fille. Le lendemain, nous nous rendîmes chez le grand-beau-père. A notre approche, ungamin fila le prévenir. Dahbia,…

  • Chapitre 9 – L’honneur et l’amertume – N. Plantade

    9. Nous nous installâmes chez un certain Mohammed quinous loua deux grandes pièces de son pavillon qui en comprenait neuf. Il avait une grande famille qui regroupait là trois générations.Dès notre arrivée, nous remarquâmes une de ses filles âgée de dix-sept ans, magnifique. Élancée, très belle, une superbe chevelure blonde lui battait les reins. Aussitôt,…

  • Chapitre 8 – L’honneur et l’amertume – N. Plantade

    8. Une écurie signifie pour nous une vilaine maison, une maison sale. Malgré le choc, je ne voulus pas y croire. Mon idée était qu’en France toutes les maisons étaient belles et propres, et je patientai en attendant de voir où l’on m’emmenait. Notre destination était un pavillon récemment acquis par le beau-frère de mon…

  • Chapitre 7 – L’honneur et l’amertume – N. Plantade

    7. Une fille de Zouina tomba gravement malade. Le vingt-quatrième jour qui suivit la prédiction, on l’enterra à l’âge de trois ans. Sa petite sœur, qui avait alors trois mois, décéda elle aussi six mois plus tard.Zouina avait constaté que ses cousins et beaux-frèress’étaient attachés un peu à moi et prétendait que je lesavais ensorcelés;…

  • Chapitre 6 – L’honneur et l’amertume – N. Plantade

    6. On attendit très longtemps qu’on vînt s’occuper de nous. Mon bébé pleurait de toute la force de sa petite voix, la langue dehors comme un oisillon affamé. Le soldat maçon continuait de manier sa truelle devant nous. Au bout d’un instant, il grimpa à l’échelle qui était à proximité et disparut dans un trou…

  • Chapitre 5 – L’honneur et l’amertume – N. Plantade

    5. C’est lors de son premier retour d’exil que mon mari nous parla d’une guerre inéluctable contre la France. Personne n’y crut jusqu’au jour où nous vîmes les avions patrouiller au-dessus des villages. Cet élément nouveau alimenta les conversations, mais il nous fallut longtemps pour envisagerune issue quelconque.Rapidement, la guerre nous rattrapa : les quatre…

  • Chapitre 4 – L’honneur et l’amertume – N. Plantade

    4. Bientôt Amara, le frère cadet de mon mari, fut en âge d’être marié. Le grand-beau-père délégua son fils Mohand et Tafellust pour aller demander la main de Zouina, nièce dema belle-mère, donc cousine germaine d’Amara; mais lepère de la jeune fille n’était pas d’accord : demander!Son mari tenta de la raisonner : · 84…

  • Chapitre 3 – L’honneur et l’amertume – N. Plantade

    3. Les Iflanen habitaient Massina, un hameau proche deIhma. La maison abritait quatre générations, c’est-à-dire unequarantaine de personnes : le patriarche et sa femme, leursneuf enfants, dont quatre fils mariés et leurs épouses ainsique leurs enfants, un associé avec sa femme et ses cinqenfants, et enfin un berger. Les fils mariés avaient pourépouses ma belle-mère,…

  • Chapitre 2 – L’honneur et l’amertume – N. Plantade

    2. A la fin de l’automne 1945, la famille des Iflanen vint me demander en mariage. Ce fut le grand-père paternel de monfutur mari qui fit officiellement la demande. Je connaissaisle petit-fils en question qui m’avait déjà tourmentée lorsque, plusieurs années auparavant, je ramassais les olives pour le compte de son grand-père. Je portais alors…

  • Chapitre 1 – L’honneur et l’amertume – N. Plantade

    Deux ans avant sa mort, mon père m’avait vue naître dans la ferme coloniale où il travaillait, comme son père avant lui. Ses parents paternels appartenaient aux Aït Weghlis,une tribu kabyle de renom installée sur la rive gauche de l’oued Sahel. Mais, dès la fin du XIXe siècle, à la suite de l’écrasement de l’insurrection…